Dans un monde en pleine mutation, où les questions environnementales et sociales occupent une place centrale, et bim!, une femme ose innover pour construire un avenir plus responsable.
Delphine Padé, fondatrice de l’École Supérieure de la Bio, nous raconte son parcours, son projet visionnaire dans le domaine de la formation et son engagement pour un enseignement tourné vers la transition écologique et la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
La ville de Lyon aussi est pionnière en matière d’écologie urbaine et d’entrepreneuriat responsable. Son dynamisme économique et ses écosystèmes en font un laboratoire parfait pour former les acteurs de la bio et de la RSE. Cette école peut-elle former à devenir un acteur du changement, à Lyon ?
Rencontre avec une pionnière passionnée et déterminée…

Le parcours personnel et professionnel de Delphine Padé
Delphine, pouvez-vous nous raconter votre parcours ? Qu’est-ce qui vous a menée à vous engager pour la bio et la RSE, jusqu’à la création de votre propre école ?
Bien sûr ! Mon parcours a été un véritable voyage, ponctué de défis et d’opportunités. Après mon BAC, j’ai poursuivi mes études avec un BTS Management Commercial Opérationnel, ce qui m’a amenée à travailler dans un centre de formation et devenir conseillère en formation en alternance, notamment au Puy-en-Velay.
Les choses ne se sont pas passées comme prévu. Mais de cette difficulté est née une nouvelle aventure : la création de mon propre centre de formation à Bourges. À l’époque, le concept de classes dédiées en alternance n’existait pas encore. Il m’a fallu beaucoup de persévérance pour gagner la confiance des entreprises et des apprenants. J’ai commencé modestement, mais l’activité a rapidement décollé. Très vite, nous avions cinq classes en formation.
Au bout de deux ans, j’ai investi dans l’achat de locaux, mais le succès a aussi attiré son lot de jalousies, notamment de la part de certaines grandes structures. Malgré cela, je me suis diversifiée en parallèle : j’ai lancé des services pour les entreprises, qui n’avaient rien à voir, comme la gestion de courrier ou le ménage, en plus de gérer une SCI et le centre de formation. Par la suite, j’ai ouvert un nouveau centre à Tours, puis à Paris.
Après ces expansions, j’ai décider de vendre le centre de formation et je suis revenue à Lyon. J’ai alors repris mes études, à l’université et à l’IDRAC, tout en travaillant dans diverses entreprises.
C’est là que le burn-out m’a rattrapée.
Durant de nombreuses années, j’étais beaucoup en déplacement, je ne prenais jamais le temps de ralentir. S’arrêter a été très difficile, mais nécessaire. Grâce à l’aide de mon médecin et d’un thérapeute, j’ai réalisé que mes racines, mon enfance dans une famille qui mangeait bio, m’avaient toujours guidée. La bio est alors devenu ma médecine, une évidence pour mon bien-être et mes projets futurs.
Ces expériences pro et perso m’ont donné l’envie d’aider dans ce sens, de réfléchir à ce que je pouvais faire comme métier pour avoir un réel impact. J’ai donc décidé de créer mon propre CFA, un centre de formation pour l’apprentissage, avec une organisation entièrement pensée pour accompagner les jeunes et les entreprises.
Ce n’est pas tout le monde qui ose confier des responsabilités à une jeune femme, encore moins à une jeune femme de couleur. J’ai dû faire mes preuves dans un environnement où il fallait constamment justifier mes compétences. Et pourtant, le projet a rapidement pris de l’ampleur. Cela a suscité des critiques, voire des hostilités, parce que ça fonctionnait et que je ne correspondais pas à l’image que certains avaient en tête pour une telle réussite.
Mentalement, ça a été très difficile. Je me suis retrouvée confrontée à des obstacles et des jugements qui m’ont fait perdre confiance en moi à certains moments. Mais ces épreuves m’ont aussi poussée à me battre et à avancer.
Vous êtes aujourd’hui à la tête d’un projet ambitieux. Mais avant cela, quelles expériences personnelles ou professionnelles vous ont particulièrement marquée et forgée ?
Si je dois retenir le positif, je dirais avant tout les liens que j’ai pu créer avec les entreprises. Dans ce domaine, on rencontre énormément de monde, et ce qui m’a toujours animée, c’est d’accompagner les entreprises et les élèves dans leurs montées en compétences. Certains de ces liens sont même devenus de véritables amitiés.
J’ai également adoré travailler avec des formateurs et développer des solutions sur mesure. J’avais cette capacité à me mettre à la place de chacun : à comprendre les attentes des étudiants, comme trouver une entreprise pour leur alternance, et à cerner les besoins des entreprises qui cherchaient à recruter.
Dans le cadre de la formation continue, j’ai aussi appris à anticiper les attentes et les freins de chacun, que ce soit pour les apprenants ou pour les organisations. Tout cela m’a permis de construire des projets adaptés et d’avoir un réel impact sur les parcours professionnels des uns et des autres.
En tant que femme entrepreneure, avez-vous rencontré des défis particuliers dans la création de l’École Supérieure de la Bio ? Si oui, comment les avez-vous surmontés ?
Oui, en tant que femme entrepreneure, j’ai effectivement rencontré des défis particuliers lors de la création de l’École. L’un des plus marquants a été ce sentiment de ne pas être prise au sérieux. Que ce soit dans les regards qu’on perçoit, dans certaines invitations inappropriées, ou même sur des plateformes professionnelles comme LinkedIn, il y avait toujours ce doute implicite, comme si ma légitimité était constamment remise en question.
Parfois, aller à un entretien accompagnée d’un homme rendait les choses encore plus flagrantes. Cela devenait si pesant que j’ai fini par déléguer le suivi de certains dossiers.
Et puis, il y a cette réalité qu’en tant que femme, on doit toujours en faire plus pour prouver qu’on est à la hauteur. J’ai toujours ressenti le besoin permanent « de faire mieux », d’aller toujours plus loin pour qu’on me prenne enfin au sérieux. Je me mets déjà beaucoup de pression de nature, mais cette pression externe m’a poussée à dépasser mes propres limites pour avancer.
La genèse de l’École Supérieure de la Bio
Créer une école dédiée à la bio et à la RSE, c’est un projet visionnaire. Comment est née cette idée ? Quel a été le déclic ?
L’idée de créer une école dédiée à la bio et à la RSE est née de mon envie d’aligner mon projet professionnel avec mes valeurs. Bien que je ne sois pas une écologiste dans l’âme, je trouve que la planète est insuffisamment respectée. Depuis toujours, je suis fascinée par la vision des Amérindiens qui considèrent la Terre comme une mère, et j’ai voulu apporter ma petite pierre à l’édifice.
Je suis consternée de voir que certaines personnes nient encore le changement climatique. Il y a 20 ans, les choses n’étaient pas aussi violentes, et peut-être qu’on pourrait encore rattraper le coup si tout le monde s’y mettait. J’ai eu ce besoin d’informer les gens, car il y a des incohérences qui me révoltent. Je prends un exemple au hasard : le fait qu’on enferme des personnes qui libèrent des baleines, et qu’on laisse en liberté des violeurs.
Je suis aussi frappée par le manque d’informations sur des sujets essentiels comme l’agriculture bio et l’impact de nos choix alimentaires. Aujourd’hui, je pense que les entreprises n’auront bientôt plus le choix que de se tourner vers des pratiques plus durables. Mon projet est d’accompagner les jeunes générations et de leur donner les outils pour comprendre les enjeux de la bio et de la RSE, afin qu’ils puissent, à leur tour, faire évoluer les pratiques des entreprises.
Aujourd’hui, les spécialisations en bio représentent à peine 20% du secteur, alors que la demande est là. Avec l’Agence Bio, on sait que ce n’est pas le prix qui pose problème, mais le fait que les produits bio des grandes surfaces viennent souvent de très loin, tandis que les produits issus des spécialisations bio locales ont un impact direct et tangible.
L’objectif de mon école est de préparer les apprenants à cette évolution. Ils devront être capables de comprendre les valeurs d’une entreprise et de mettre en place un véritable plan d’action RSE. Nous leur fournissons les outils et les accompagnons tout au long de leur parcours. Le bio, c’est avant tout pour informer sur les impacts sur la santé, l’environnement et l’avenir de notre planète.
Pourquoi avoir choisi d’implanter l’école à la fois à Paris et Lyon ? En quoi ces deux villes sont-elles des carrefours stratégiques pour porter vos valeurs et vos programmes ?
J’ai longtemps hésité entre Lyon et Valence, mais Lyon est une ville que j’aime particulièrement, et c’était un choix personnel. Si je devais développer l’école, ce serait clairement à Lyon. En 2021, j’ai ouvert ma première classe à Paris, le nombre de candidats à Lyon n’était pas encore suffisant pour se lancer. C’est donc en 2024 que nous avons ouvert officiellement à Lyon.
La ville de Lyon est un carrefour stratégique pour nos programmes, car c’est un centre dynamique et influents pour les secteurs de la bio et de la RSE.
De plus, géographiquement, juste en dessous de Lyon, on trouve la Bio Vallée, entre le Vercors et la Drôme Provençale.
Quelles sont les spécificités pédagogiques de votre école et comment préparez vous vos étudiants à devenir les acteurs de la transition écologique et sociétale ?
Aussi, à quoi ressemble un parcours type à l’École Supérieure de la Bio ? Quels diplômes et débouchés proposez-vous ?
Elles reposent sur un partage constant et une forte cohésion. Nos formations mettent l’accent sur l’intelligence collective, en particulier dans les domaines de la bio et de la RSE, où les étudiants doivent collaborer pour mener à bien des projets concrets. Nous croyons que l’échange est essentiel pour permettre à chacun de grandir et d’évoluer.
Notre école est la seule à proposer une spécialisation en bio et RSE, une dimension que j’ai choisie pour répondre à un besoin spécifique. Au départ, l’idée était de créer une formation continue, mais j’ai finalement intégré la partie CFA pour mieux accompagner les jeunes dans leur parcours.
À l’École Supérieure de la Bio, les parcours se composent de 9 matières principales. Nous proposons des diplômes tels que le BTS MCO ou Négociation et digitalisation de la relation client, NDRC, avec des spécialisations en bio ou RSE, adaptées aux métiers de la vente et des commerciaux.
Nous offrons également un parcours RSE pour les entreprises, avec une année de spécialisation.
À terme, nous visons à proposer des formations de niveau M1 et M2. Un de nos grands objectifs est de créer nos propres certifications, telles que celle d’ambassadeur de la santé, de l’économie circulaire, et d’autres métiers clés pour la transition écologique. Pour nous, il est essentiel de former des personnes pour éviter de « jeter » ceux qui sont déjà en place et de les intégrer dans cette dynamique. Nos élèves pourront se tourner vers les magasins bio et les très gros transformateurs pour leur recrutement.
Les valeurs de l’école et la RSE au cœur de la formation
La Responsabilité Sociétale des Entreprises est aujourd’hui incontournable. Pourquoi est-ce crucial d’éduquer les futures générations à ces enjeux ?
La RSE est cruciale à enseigner aux futures générations car les entreprises, qui sont souvent les plus grands pollueurs, ont un rôle majeur à jouer. Elles influencent les politiques et leurs pratiques impactent directement l’environnement et la société : dans le choix de leurs fournisseurs, ce qu’ils font de leurs déchets…
Demander des efforts à des consommateurs est difficile car cela relève de choix personnels. Mais les entreprises peuvent inculquer des valeurs et informer, en choisissant des fournisseurs responsables, dans l’optimisation de leurs ressources et en réduisant leur propre impact.
Les entreprises ne doivent pas être là uniquement pour faire du business, mais pour avoir un véritable rôle sociétal. Aujourd’hui, heureusement, on voit de plus en plus d’entreprises qui se soucient du bien-être de leurs employés et qui cherchent à améliorer leur impact environnemental. Lorsqu’une entreprise est labellisée RSE, elle doit pouvoir répondre à des questions essentielles : qui sont ses fournisseurs ? D’où viennent ses matériaux ? etc.
La RSE crée un cercle vertueux : les fournisseurs, eux-mêmes, vont devoir se conformer aux mêmes critères RSE pour pouvoir continuer à collaborer avec leurs clients.
C’est pour cette raison que les entreprises ne doivent absolument pas louper le virage de la transition écologique. Elles vont forcément être confrontées à de gros impacts, surtout avec l’arrivée des nouvelles générations, plus conscientes et exigeantes sur ces sujets.
Dans le cadre de notre formation, nous proposons un premier audit pour permettre aux entreprises de faire un état des lieux. Il s’agit de rassurer, puis de poser un diagnostic précis sur leurs valeurs, sur la manière dont elles sont perçues par leurs clients et fournisseurs. Ensuite, nous aidons à repenser ces valeurs, à monter un cahier des charges et à communiquer en interne. Tous les employés sont invités à réfléchir à comment ils peuvent agir pour intégrer ces valeurs au quotidien. Le but est de créer un plan d’action avec des objectifs clairs et réalisables, un tableau de bord et une démarche pérenne.
Finalement, on se rend compte que cette démarche permet d’attirer de nouveaux partenaires et fournisseurs, tout en véhiculant une image positive et en gagnant en visibilité. C’est concret, rapide et le retour sur investissement est évident.
À la fin de la formation, nous mettons à disposition une boîte à outils avec des échanges de bonnes pratiques, et ces outils restent accessibles à tout moment. Nos formateurs sont aussi des consultants, apportant des solutions pratiques aux entreprises.
La RSE ne se limite pas à des actions visibles comme végétaliser ou passer à l’électrique. C’est bien plus que cela. Il faut repenser l’intégralité du fonctionnement d’une entreprise, depuis ses choix en matière de production, jusqu’à son impact sur la société. C’est une démarche globale et intégrée.
Enfin, concernant le mot « bio », il est souvent mal compris ou réduit à une simple tendance. Mais pour nous, la bio, c’est avant tout le respect du vivant, le bien-être animal et un engagement contre les pratiques polluantes comme les pesticides, qui empoisonnent notre air et nos eaux. Manger bio, c’est aussi un acte de résistance contre ces pratiques destructrices. Nous voulons redonner toute la valeur et la profondeur à ce concept, et faire comprendre qu’il s’agit d’un choix de vie responsable, qui va bien au-delà de la simple consommation alimentaire.
En résumé, nous formons nos étudiants pour qu’ils soient capables d’accompagner les entreprises dans leur transition écologique, en mettant en place des démarches RSE efficaces et mesurables, tout en respectant profondément les valeurs liées à la bio et au développement durable.
Comment ressentez vous l’engagement de vos étudiants, ou plus généralement, des jeunes ?
Quand on recrute nos étudiants, l’une des premières questions que je leur pose est s’ils connaissent la bio et si des sujets comme le bien-être animal, la santé ou la planète sont importants pour eux. La plupart sont sensibles à la planète, mais souvent c’est surtout le bien-être animal qui les interpelle. Une fois qu’on établit ce lien entre ces trois valeurs — la bio, la santé, et la planète — il devient plus facile de comprendre pourquoi ces sujets sont si essentiels. Si un étudiant ne partage pas ces valeurs, cela peut être plus difficile, car l’engagement dans ce domaine va bien au-delà de l’aspect académique, il s’agit d’un véritable choix de vie.
Lorsque les cours commencent, je vois souvent des étudiants assez stupéfaits par les informations qu’ils découvrent. Ils prennent vraiment conscience des enjeux environnementaux, et c’est impressionnant de les voir grandir au fil de ces deux années.
Tous se sentent concernés par ce qu’ils apprennent, et même s’ils ne peuvent pas changer le monde à eux seuls, ils changent eux-mêmes.
Ces valeurs, cette prise de conscience, ils vont les véhiculer autour d’eux, et ainsi influencer positivement leur entourage et leurs futurs projets professionnels.
Les trois lettres de « RSE » sont essentielles car elles englobent une approche sociétale plus large, qui va bien au-delà des préoccupations environnementales. En France, l’État joue déjà un rôle providence dans ce domaine, mais il est crucial que ce soit les entreprises, les jeunes, et plus largement, la société civile, qui prennent en main la transition écologique et sociétale.
Le contexte social et économique
Nous vivons une période marquée par l’urgence climatique, mais aussi par des tensions économiques. Comment pensez-vous que les secteurs de la bio et de la RSE peuvent répondre à ces défis ?
Le secteur de la bio et de la RSE représente effectivement une vision plus durable de voir le monde, plus responsable, qui prend en compte l’urgence climatique et les défis sociaux actuels. Beaucoup d’entreprises, notamment dans le secteur de l’agriculture, de la grande distribution et des magasins bio, prennent de plus en plus conscience de l’impact qu’elles ont sur l’environnement. Ce changement de perspective devient indispensable face aux crises économiques et écologiques.
Certains pourraient dire que les études autour de la bio et de la RSE sont encore marginales dans le paysage académique, mais cela évolue rapidement. Le marché et les attentes de la société changent, et les secteurs liés à la bio et à la RSE deviennent de plus en plus essentiels. Ce n’est plus une niche, mais un secteur en pleine expansion.
Les entreprises, notamment les gros transformateurs, mais aussi les magasins bio, recrutent activement dans ce domaine car elles comprennent qu’il s’agit d’un enjeu de survie à long terme. Elles doivent s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs et aux réglementations de plus en plus strictes.
Aujourd’hui, les secteurs professionnels qui recrutent activement dans la bio et la RSE sont nombreux : les magasins bio, les entreprises dans le domaine de l’agriculture durable, les industries de transformation alimentaire, ainsi que les entreprises qui intègrent la RSE dans leur stratégie de développement.
Il y a également une forte demande pour des experts en RSE dans tous les secteurs, car la responsabilité sociétale devient un critère incontournable dans le monde économique et social d’aujourd’hui.
Regards vers l’avenir
Quels sont vos projets pour l’École Supérieure de la Bio dans les cinq prochaines années ? Pensez-vous à d’autres implantations en France ou à l’étranger ?
L’École Supérieure de la Bio a pour ambition de continuer à se développer à condition de rester fidèle à ses valeurs. En France, nous réfléchissons par exemple à une implantation à Montpellier. Cependant, comme nous sommes encore une petite structure, cette année est décisive. La crise actuelle a des répercussions sur le secteur de la formation, avec une diminution des aides et de la prise en charge. Cela nous oblige à repenser notre modèle et à avancer prudemment. Nous privilégions une approche avec des classes dédiées, ce qui permet de conserver un enseignement de qualité et un accompagnement individualisé.
Nous sommes également très attachés à ne pas prioriser la rentabilité économique au détriment de la qualité. Notre priorité reste le bien-être des formateurs et des étudiants. Nous les accompagnons de manière personnalisée pour leur permettre de trouver une entreprise. Cela passe par des ateliers, des sessions de coaching, et des visites régulières dans les entreprises, en particulier dès les deux premiers mois.
C’est un accompagnement long terme qui, à notre connaissance, n’est proposé par aucune autre école. Nous fonctionnons comme une véritable équipe bienveillante, et c’est cet esprit d’entraide que nous valorisons auprès de nos partenaires.
Dans les prochaines années, nous souhaitons également valoriser davantage notre parcours de formation continue en RSE, tout en maintenant notre engagement envers l’alternance. Nous restons fidèles à notre philosophie : pas question de devenir une usine à gaz. Nous croyons fermement en l’importance des petites classes, où chaque étudiant est écouté et accompagné.
Enfin, nous nous engageons à continuer d’innover. Par exemple, nous avons reçu le prix de l’alternance en 2024, ce qui témoigne de notre engagement envers une formation professionnalisante. Nous mettons l’accent sur un équilibre entre théorie et pratique, pour que nos étudiants soient prêts à relever les défis du monde professionnel.
L’alternance reste, selon nous, la voie royale pour apprendre un métier et entrer sur le marché du travail.
Si vous aviez un message à adresser aux personnes qui hésitent à se lancer dans l’entrepreneuriat ou dans des carrières engagées, quel serait-il ?
On leur fait une promesse : de trouver rapidement une entreprise, cause de stress en général pour les élèves. Dès la période de rentrée, on a de belles offres. Aussi, de les accompagner vers la réussite, de les suivre en entreprise, réellement ! Dans le cadre de la formation continue, on travaille aussi en lien avec les entreprises, on ne veut surtout pas que du « académique », mais plutôt du « professionnalisant ».
L’alternance, en particulier, est pour nous la voie royale pour apprendre un métier. Elle offre un équilibre précieux entre théorie et pratique, permettant aux étudiants de se former tout en acquérant une expérience solide sur le terrain. Nous faisons également la distinction entre la formation initiale et l’apprentissage, car ce dernier apporte une véritable valeur ajoutée en termes de professionnalisation. C’est un chemin exigeant, mais c’est aussi celui qui offre les meilleures chances de réussite.
Merci Delphine pour cet échange inspirant. Votre parcours et votre projet prouvent qu’il est possible d’innover tout en restant fidèle à des valeurs fortes. Nous suivrons avec attention l’évolution de l’École Supérieure de la Bio à Lyon, une initiative qui résonne profondément avec les enjeux de notre époque.
Pour en savoir plus sur l’École Supérieure de la Bio à Lyon
Adresse : 66 Avenue Jean Mermoz, 69008 LYON
Contacts : contact@ecolesupbio.fr – 04 28 48 00 92
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